Pour votre santé, utilisez des sextoys écologiques

Être écolo jusqu’au bout des doigts, c’est le nouveau crédo de certains lovestores. Les boutiques L’Arbre des plaisirs, Dollhouse ou encore Passage du Désir proposent des sextoys sans phtalates, ce dérivé du pétrole nocif pour la santé. La substance expose les consommateurs à des risques de cancers et de stérilité. Zoom sur la tendance écologique dans le commerce du sexe. 

Du biberon au sextoy

Les phtalates sont présents partout, même dans le dessous de ces dames. Utilisée pour assouplir le plastique ou le PVC, la substance malodorante a l’avantage d’être bon marché. Elle se retrouve dans une large gamme de produits industriels, ménagers et de consommation.

L’Union Européenne les avait déjà interdits en 2005 dans les articles de puériculture, jouets et cosmétiques, mais leur usage restait autorisé dans de nombreux autres produits d’utilisation courante (détergents, huiles et lubrifiants, emballages alimentaires, peintures, adhésifs, chaussures, produits pharmaceutiques).

Explication des dangers des phtalates. Vidéo du 04/12/2011 réalisée par RTS (Radio Télévision Suisse). Source : YouTube.

 

En France, leur interdiction a été votée par la loi du 3 mai 2011. Sandrine, vendeuse chez Dollhouse, regrette « le manque de réglementation par rapport aux sextoys ». Et pour cause : les douanes considèrent les jouets érotiques comme des « instruments de massage » qui ne seraient donc pas en contact avec les muqueuses.

 

« C’est dangereux pour la clientèle, le problème des phtalates reste le même puisque les muqueuses sont à la fois très irriguées et perméables. »

 

Sandrine rassure cependant : « il est désormais très facile de trouver des sextoys avec des composants sains comme le plastique médical, le silicone, l’acier chirurgical, le verre ou le bois. »

Vibrer en sécurité et écologique

En France, L’Arbre des plaisirs est le premier site à ne commercialiser que des sextoys garantis sans phtalates. Un bonus écolo est même instauré sur la boutique en ligne : pour un sextoy acheté, un arbre est planté afin d’aider à la reforestation de la forêt tropicale, grâce à l’action de Mon arbre ma tribu organisée par l’association Planète Urgence. Idem lorsqu’un client renvoie un sextoy vibrant à recycler à L’Arbre des plaisirs : l’entreprise offre une réduction de 10% sur tout le catalogue et reverse un euro à Planète Urgence.

Chez Passage du Désir, la gamme de sextoys écologiques est très développée, comme celle des produits sans phtalates. On y trouve un vibromasseur rechargeable grâce à des mini-panneaux solaires, ou encore le Solar Bullet qui stimule le clitoris et se recharge à la lumière.

 

 

Pour la traçabilité et le contrôle de qualité des produits, Sandrine est très stricte. Elle choisit minutieusement les produits de ses fournisseurs, peu nombreux, comme Fun Factory ou Lelo, qui garantissent leurs produits sans phtalates.

 

« Je conseille les clientes comme pour moi : je ne veux pas leur vendre de la merde alors que moi j’utilise de la qualité. »

 

L’éthique de l’établissement est simple : « Il n’y a que des femmes qui travaillent à Dollhouse. Tout simplement parce qu’on connait les attentes, les risques de maladies pour nos clientes. Elles nous confient leur intimité, donc la confiance doit être là. »

 

L'équipe de Dollhouse : Sandrine, Caroline et Delphine. Crédit photo : Dollhouse

L’équipe de Dollhouse : Sandrine, Caroline et Delphine. Crédit photo : Dollhouse

« Consumés » de David Cronenberg, ou le livre à côté de la plaque

 

David Cronenberg, inquiétant comme à son habitude

C’est à 73 ans que Cronenberg sort son premier roman.

L’ovni pour la nouvelle année 2016. Sorti le 1er janvier aux éditions Gallimard, Consumés est le premier roman du réalisateur canadien David Cronenberg. Fan du cinéaste, je me suis empressée de découvrir ce que ses talents pouvaient donner à l’écrit. Avec une vingtaine de films et plusieurs prix et distinctions  à son actif, on pouvait s’attendre à une réussite. C’est un vrai désastre.

Lire la suite

Bienvenue à Follywood

Avec le collectif Disruptive Factory, nous avons décidé de nous lancer dans la production journalistique de longs formats. Celui-ci est le premier d’une longue liste à venir.

Aux répétitions du tournage de Trauma Industries

Aux répétitions du tournage de Trauma Industries, toute l’équipe est en bleu de travail d’ouvrier.

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur l’envers du décor d’un tournage de court-métrage vintage. Financé en grande partie par le crowdfunding, Trauma Industries plonge le spectateur dans un univers à la Orwell, sur fond d’esthétique soviétique des années 50 et de rite d’initiation dans une usine de jouets.

Nous avons rencontré Jethro Massey, le réalisateur, ainsi que toute l’équipe bénévole du projet afin de documenter le process de création d’un court métrage « à l’ancienne » : tourné en 35mm, monté en 16mm sur une vieille table de montage Steenbeck récupérée de la BBC, costumes d’époque et lieux atypiques comme l’ancien hôpital psychiatrique de Maison Blanche à Neuilly-sur-Marne.

À l’heure du numérique où tout doit être consommé et jeté rapidement, où le savoir des techniques cinématographiques se perd et que l’argent domine la création, comment une équipe d’une centaine de personnes bénévoles peut produire un court-métrage ambitieux avec pour seule aide financière celle des internautes anonymes ?

Nous avons intégré une semaine de tournage de Trauma Industries afin de documenter un nouveau mode de réalisation; celui où l’on prend le temps d’interroger le spectateur et de rendre ses lettres de noblesse à la pellicule.

 

Pour visionner le long format immersif de Trauma Industries, c’est par ICI.

Voulez-vous coucher chez moi ce soir ?

CH1-P1

Est-ce que vous seriez prêt à accueillir gratuitement un inconnu sur votre canapé pour quelques jours? Si oui, vous faites partie de la communauté des couchsurfeurs. Plus de 10 millions de personnes sont inscrites sur le site de ce mouvement qui a commencé en 2004 aux USA. Aujourd’hui, Paris compte le plus grand nombre d’adeptes dans le monde.

À l’heure où tout se monnaye, on peut se demander ce qui pousse ces couchsurfeurs à offrir de leur temps et de leur argent à des inconnus de passage. Pour le savoir, nous avons décidé de suivre un des membres les plus emblématiques de cette communauté Manu Caveman qui a reçu, depuis son inscription sur le site en 2011, 394 « surfeurs » de 63 pays.

Nous avons profité du séjour de trois jours de Cherry, une couchsurfeuse chinoise, pour réaliser un long format immersif, et comprendre les motivations de Manu. Le couchsurfing va au delà du simple fait de dormir chez quelqu’un, c’est un échange interculturel. Du petit déjeuner français au dîner chinois en passant par une visite guidée de la butte Montmartre, nous avons plongé dans la philosophie de vie de Manu.

Regarder le long format sur le couchsurfing ICI